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Insécurité à Montpellier : face à la peur des usagers, quelles solutions proposées ?

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On le lit régulièrement dans la presse : les agressions dans le tram à Montpellier se multiplient. Conséquence : certains habitants de la métropole refusent de prendre le tram et ont peur pour leurs enfants… on fait le point dans cet article.

Depuis quelques mois on lit régulièrement des récits d’agressions dans les rues de Montpellier et dans le tram… Un des derniers fait marquant relaté par la presse est l’agression de cette femme enceinte de sept mois dans le tram, qui se retrouve frappée au ventre. C’était le 16 mai dernier.

Autre agression, en avril, à l’arrêt « observatoire », un jeune homme de 20 ans reçoit un coup de couteau d’un SDF.

En mars, autre scène de violence sur la ligne 3, un jeune homme de 18 ans se fait poignardé…

Voilà trois des innombrables exemples d’agressions ayant eu lieu ces derniers mois à Montpellier.

Cette violence, les filles de Jean-Marie, commerçant lattois, en ont été victimes. Jean-Marie est père de jumelles de 15 ans, et depuis peu il leur interdit de prendre le tram pour se rendre à Montpellier « si mes filles veulent aller à Montpellier je les emmène en voiture ». Cette décision a été prise suite à deux méfaits : « une de mes filles s’est fait voler son portable et giflé, et sa sœur s’est fait volé sa veste… c’est chaud le tram, on y sent l’insécurité ». Une amie de Jean-Marie témoigne quant à elle du fait que sa fille de 25 ans a quitté Montpellier suite à plusieurs agressions dans le tram « on a porté plainte quatre fois et ça n’a rien donné, ma fille a préféré quitter la ville où elle ne se sentait plus en sécurité »

Pour Jean-Marie, cette insécurité est le fruit d’un laxisme « au lieu de mettre des millions dans les travaux on devrait s’occuper de l’insécurité, il y a quelques temps un jeune de 17 ans s’est fait poignarder devant moi à Antigone parce qu’il a refusé de donner une cigarette ». Nathalie est quant à elle armée, elle l’a dit à la police qui lui aurait répondu « vous avez raison, nous on ne peut rien faire, c’est politique ».

A ce problème d’insécurité, une des réponses de la mairie a été d’offrir aux montpelliéraines des cours de self défense, proposées par l’association nuage, spécialisée dans l’accompagnement juridique et psychologique des victimes de violences sexuelles, sa présidente en parle « à Montpellier, les victimes de violences sexuelles sont de tous les âges, de tous les genres, de toutes les classes sociales, une jeune femme est venu nous trouvé récemment, elle a été agressé à 7h40 du matin au rond-point du grand M, une autre est venue il y a quelques temps, un homme l’avait suivi alors qu’elle rentrait de soirée, sur un chemin très court, de la place de la Comédie au Corum, il est rentrée chez elle et l’a violé ». Quand l’association nuage a mis en ligne le formulaire d’inscription aux cours d’autodéfense, le succès de l’opération a été immédiat « en deux heures tous les cours étaient complets, on a donc proposé un deuxième créneau une semaine plus tard qui s’est rempli dans la journée ». Parmi les participantes à ces ateliers, on trouve des femmes de tous âges et de tous milieux sociaux, certaines ont été victimes d’agressions, d’autres sont là en prévention « notre méthode se divise en deux temps, un temps de prévention où l’on aborde différents thèmes, on parle de la loi (« qu’est-ce que la légitime défense ? »), de la psychologie, on aide les femmes à reconnaître les premiers signes de violences, on parle des façons de se défendre sans aller au contact, par la communication, ou le contournement (entrer chez un commerçant, changer de rue), et puis progressivement on va apprendre aux élèves à se préparer à une situation de contact, et là, il faut montrer aux femmes qu’elles sont capables, avec des gestes de défense qu’on va répéter, de façon à développer un réflexe… ».

Offrir des cours d’autodéfense, une solution pour certains comme la présidente de l’association Nuage qui souligne que « l’Etat ne peut pas tout », alors que pour d’autres, comme Nathalie à Jean-Marie, cette initiative est fermement critiquée « vous trouvez normal qu’on doive apprendre à se battre pour se balader dans la rue ? »

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